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Sous la supervision du curateur Rodman Primack, les Designers of Tomorrow d’Apple présentent les œuvres de Salem S. Charabi, Isabel Rower, Yoonjeong Lee et Parafernalia.
Organisée en collaboration avec Design Miami, l’exposition Designers of Tomorrow d’Apple revient pour mettre à l’honneur les meilleurs talents émergents, en s’intéressant cette année au thème de la présence. En questionnant ce qui captive le public aujourd’hui encore dans le rythme effréné du monde moderne, les designers Salem S. Charabi, Isabel Rower et Yoonjeong Lee ainsi que le studio Parafernalia (Genki Matsumura et Sebastián Zorrilla) ont créé des œuvres originales qui invitent à la réflexion, incitent à changer de point de vue, stimulent les sens et éveillent la curiosité.
« Ce thème est né d’un constat lucide : le rythme effréné de nos vies aujourd’hui », explique Rodman Primack, commissaire du programme et ancien directeur artistique de Design Miami. « En réponse, les designers exposés montrent la capacité des objets à façonner nos environnements physiques et à transformer nos expériences à l’intérieur de ces espaces. »
L’exposition Designers of Tomorrow 2026 à l’Hôtel de Maisons à Paris.
Cette année, l’exposition est consacrée au thème de la présence et illustre la manière dont les objets façonnent nos environnements physiques et transforment nos expériences à l’intérieur de ces espaces.
Les lauréats de cette année ont été sélectionnés par un jury international de personnalités du design – composé notamment d’Alexandra Cunningham-Cameron, de Fabien Cappello, de Jennifer Dunlop Fletcher, de Minjae Kim, de Hun Chung Lee, de Marion Mailaender, de Nifemi Marcus-Bello, de Jennifer Roberts et de Molly Anderson d’Apple – réputées pour leur capacité à raconter une histoire, à innover sur le plan des matériaux et à maîtriser leur art. Leurs œuvres mettent également en lumière le rôle actif d’Apple dans le processus créatif, en permettant aux designers de tous types de saisir et d’affiner leurs idées puis de les partager avec le monde entier.
« Les produits Apple continuent d’apparaître comme un fil conducteur dans le travail d’un grand nombre de designers extrêmement talentueux, dans des disciplines, des cultures et des processus de création très divers », explique Rodman Primack. Cela témoigne de la simplicité d’intégration de ces produits et outils à n’importe quel processus. »
En amont de l’exposition qui ouvre aujourd’hui à l’Hôtel de Maisons à Paris, les designers ont présenté leurs créations finales et les outils leur ayant permis de leur donner vie.

Salem S. Charabi

Portrait de Salem S. Charabi, designer exposant à l’édition 2026 des Designers of Tomorrow d’Apple.
L’architecte égypto-danois Salem S. Charabi crée des pièces intemporelles en utilisant à la fois des méthodes traditionnelles et les tout derniers outils numériques.
L’architecte égypto-danois Salem S. Charabi allie des méthodes traditionnelles aux tout derniers outils numériques pour créer des pièces intemporelles. Son projet Designers of Tomorrow, The Eminence of Light, ne fait pas exception.
« La lumière est quelque chose qui nous attire instinctivement. Cela remonte aux temps où nous avons domestiqué le feu », indique Salem S. Charabi. « La lampe m’a semblé incarner parfaitement cette idée : elle reflète notre capacité à illuminer le monde. »
« The Eminence of Light » de Salem S. Charabi.
The Eminence of Light de Salem S. Charabi semble au premier coup d’œil extrêmement naturelle et remarquablement sophistiquée. Le designer a cartographié chaque composant en détail en utilisant son MacBook Pro pour les croquis et la modélisation en 3D.
Un gros plan sur la structure en feuilles de palmier dattier et sur l’abat-jour de « The Eminence of Light ».
Un gros plan sur le socle en pierre calcaire de « The Eminence of Light ».
La délicate structure du projet, composée de feuilles de palmier dattier assemblées avec soin, crée un joli contraste avec le socle en pierre calcaire.
La délicate structure du projet, composée de feuilles de palmier dattier assemblées avec soin, crée un joli contraste avec le socle en pierre calcaire.
Salem S. Charabi a fabriqué l’abat-jour de la lampe à partir de papier de banane et suivi des méthodes japonaises pour travailler le palmier égyptien. Une délicate structure composée de feuilles de palmier dattier soigneusement assemblées crée un joli contraste avec le socle en pierre calcaire dont les rainures portent les traces de sa formation. « Vue de profil, chaque tige est un octogone, de 3 millimètres de large à peine, taillé à la main et percé avec la plus grande minutie », explique le designer. « J’ai ensuite aiguisé les extrémités au ciseau afin de les emboîter les unes dans les autres. » La lampe et l’attention du public sont suspendues par la même tension.
Le résultat semble au premier coup d’œil extrêmement naturel et remarquablement sophistiqué. « Pour ce projet, j’ai dû cartographier en détail chaque composant, commente Salem S. Charabi. « J’ai dessiné et réalisé toute la modélisation 3D sur mon MacBook Pro. Je suis parvenu à tout ajuster parfaitement au bout d’un processus complexe : de la sculpture de la pierre aux moules pour le papier, en passant par la construction de la délicate structure du pied. »

Isabel Rower

Portrait d’Isabel Rower, designer exposant à l’édition 2026 des Designers of Tomorrow d’Apple.
Basée à Brooklyn, la designer Isabel Rower cultive la présence et transforme les objets du quotidien en expériences sensorielles actives.
En mêlant formes familières et éléments inattendus, la designer Isabel Rower qui vit à Brooklyn cultive la présence et transforme les objets du quotidien en expériences sensorielles actives.
« Pour moi, la surface est un lieu de curiosité », explique Isabel Rower. « Les gens ne savent pas toujours de quoi mes œuvres sont faites, même en les touchant. Lorsqu’un objet qu’on ne comprend pas au premier abord prend la forme d’un objet familier, comme une table ou une théière, c’est fascinant. Cela crée une sorte de friction qui nous rend immédiatement sensibles aux objets que nous utilisons au quotidien. »
Le projet « Padded Chair 1860 » d’Isabel Rower.
Deux mains tiennent un iPhone 18 Pro, qui affiche un gros plan de la frange à perles de la « Padded Chair 1860 ».
La Padded Chair 1860 d’Isabel Rower s’inspire du mobilier et des objets d’art en papier mâché en vogue aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. Sa finition brillante contraste vivement avec la frange à perles du siège.
La Padded Chair 1860 d’Isabel Rower s’inspire du mobilier et des objets d’art en papier mâché en vogue aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. Sa finition brillante contraste vivement avec la frange à perles du siège.
C’est l’effet produit par sa Padded Chair 1860, dont les proportions saisissantes font écho au mobilier et aux objets d’art en papier mâché des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. Sa finition brillante contraste vivement avec la frange à perles du siège. « Les billes de céramique produisent un son lorsqu’elles sont balayées, ce qui attire l’attention sur le matériau et sa forme, et transforme l’acte inconscient de s’asseoir en une expérience de pleine conscience », explique l’artiste.
Apple fait partie intégrante de son travail à chacune des étapes. « J’utilise l’iPhone pour noter rapidement les idées qui me viennent et documenter mon processus, les AirPods Pro pour écouter de la musique et le MacBook Pro pour constituer mes archives visuelles personnelles », indique Isabel Rower. « Je me sers aussi de Keynote pour juxtaposer des idées et explorer la relation entre les images et le texte. »

Yoonjeong Lee

Portrait de Yoonjeong Lee, designer exposant à l’édition 2026 des Designers of Tomorrow d’Apple.
Par la répétition et la transformation des matériaux, la designer Yoonjeong Lee, basée à Séoul, replace au centre de notre environnement des objets secondaires que nous ne voyons plus.
Pour Yoonjeong Lee qui a son atelier à Séoul, la présence commence par une découverte apaisée. Elle redonne une vraie visibilité à des objets que l’on ne voit plus en transformant leurs matériaux.
Sa création, New Form, met en scène un trio de crayons usés qui reprennent vie sous la forme de clous. « Je voulais illustrer le thème de cette année par un petit objet que tout le monde pourrait reconnaître – pour proposer une expérience partagée », explique Yoonjeong Lee. « Il n’y a rien de grandiose dans cette histoire. J’invite plutôt à jeter un nouveau regard sur ce qui nous est familier pour redécouvrir ce que nous avons doucement oublié. »
Le projet « New Form » de Yoonjeong Lee.
Yoonjeong Lee, occupée à concevoir « New Form » en utilisant un iPad Pro et un Apple Pencil.
Dans le projet New Form de Yoonjeong Lee présentant une table et une lampe en bois, de vieux crayons font office de clous.
Dans le projet New Form de Yoonjeong Lee présentant une table et une lampe en bois, de vieux crayons font office de clous.
La base en bois peut servir de table ou de lampe. La lumière est diffusée sous un abat-jour en feuilles de papier maintenues en place par les crayons. Pour la base en bois, Yoonjeong Lee a utilisé sa technique signature qui consiste à créer du volume par la répétition, en superposant environ 5 000 fines feuilles de placage.
Son intérêt pour les éléments structurants qui ne retiennent plus l’attention s’étend à son processus de travail, qu’elle optimise en utilisant iCloud, AirDrop et Notes. « J’utilise souvent mon iPad Pro et l’Apple Pencil pour esquisser des idées, mais là où mes appareils sont très précieux, c’est dans leur façon de se connecter l’un à l’autre et dans leurs nombreuses fonctionnalités flexibles », explique-t-elle.

Parafernalia

Portrait de Genki Matsumura et Sebastián Zorrilla, le duo à l’origine de Parafernalia, qui participent à l’édition 2026 des Designers of Tomorrow d’Apple.
Genki Matsumura (à gauche) et Sebastián Zorrilla (à droite) ont fondé Parafernalia, un studio de design à deux antennes, l’une à Monterrey, l’autre à Mexico.
Fondé par Genki Matsumura et Sebastián Zorrilla, le studio de design Parafernalia a deux antennes, l’une à Monterrey et l’autre à Mexico. Le processus créatif du duo repose sur des discussions, des interrogations et des itérations constantes, souvent en utilisant FaceTime.
« Pour nous, la présence peut prendre de nombreuses formes », déclare Genki Matsumura. « Nous la vivons avec nous-mêmes, avec notre environnement et avec les autres. Notre œuvre explore la manière dont toutes ces expressions peuvent coexister au sein d’un même objet. »
« MonoAmbiente 1 » de Parafernalia.
Le double état de MonoAmbiente 1 invite l’observateur non seulement à l’examiner mais aussi à le vivre. Lorsqu’elle est déployée, l’œuvre fait apparaître des tabourets et une table, transformant une scène lointaine en un lieu intime où deux personnes peuvent discuter, jouer aux échecs ou prendre un verre.
Genki Matsumura et Sebastián Zorrilla travaillent sur « MonoAmbiente 1 » avec l’iPad Pro et l’Apple Pencil.
Un gros plan de « MonoAmbiente 1 », le projet du studio Parafernalia.
Ce projet est caractéristique du processus de travail du studio : les deux designers utilisent l’iPhone et l’iPad Pro pour se transmettre leurs croquis et effectuer le suivi de leurs projets en temps réel.
Ce projet est caractéristique du processus de travail du studio : les deux designers utilisent l’iPhone et l’iPad Pro pour se transmettre leurs croquis et effectuer le suivi de leurs projets en temps réel.
MonoAmbiente 1 donne à voir la présence comme étant à la fois une relation personnelle à ce qui nous entoure et une action collective. Lorsque l’œuvre est fermée, sa surface en acier inoxydable gravé à l’acide forme un vaste paysage. Le double état de cette création invite l’observateur non seulement à l’examiner mais également à le vivre. Lorsqu’elle est déployée, l’œuvre fait apparaître des tabourets et une table, transformant une scène lointaine en un lieu intime où deux personnes peuvent discuter, jouer aux échecs ou prendre un verre.
Ce projet est caractéristique du processus de travail du studio : les deux designers utilisent l’iPhone et l’iPad Pro pour se transmettre leurs croquis et effectuer le suivi de leurs projets en temps réel. « Nous n’avons pas de bureau physique en commun. Notre studio, c’est iCloud », explique Genki Matsumura. Messages, FaceTime et Procreate leur permettent d’effacer les kilomètres qui les séparent. « Apple joue un rôle central dans notre façon de penser, de concevoir et de communiquer. De bien des façons, c’est pour nous le moyen de cultiver notre présence l’un à l’autre. »
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